Motifs techniques : Avoir un deuxième infogérant impliquerait pour ces nouveaux utilisateurs de devoir se connecter sur un SI différent de l’actuel, mais qui devrait disposer des mêmes ressources. Ce qui n’est pas possible techniquement. Cette solution induirait la création d’une infrastructure supplémentaire de serveurs, à l’identique de la première, avec des contraintes liées aux serveurs de bases données applicatives.
La maintenance applicative et son maintien en condition opérationnelle se verrait doublée, induisant ainsi une charge conséquente pour l’équipe de la DSI
Toutes les actions de mises à jour des serveurs et applications devraient être coordonnées avec toutes les parties prenantes, en demandant donc à deux infogérants différents de mettre à jour des systèmes en même temps et en parallèle afin de garantir une stabilité des systèmes.
Les techniciens des prestataires qui seront présents sur nos sites interviendraient au sein d’un même service que sur une partie des postes qui sont dans leur périmètre mais pas pour les autres utilisateurs qui pourraient pourtant rencontrer des problèmes.
Cette situation créera une confusion majeure pour nos collaborateurs, avec une frustration qui aurait un impact direct sur la qualité du service rendu.
De plus, l’interopérabilité des systèmes entre Datacenter de l’infogérant actuel et le datacenter d’un deuxième infogérant demanderait un temps de mise en place du projet et de coordination assez conséquent (plus de 6 mois), avec une mise en place de nouveaux liens télécom/internet supplémentaires.
Motifs de responsabilités : En effet, en cas de panne d’un serveur hébergé chez l’infogérant actuel, le deuxième infogérant recevra des sollicitations des utilisateurs dont il ne maitrise par le périmètre et pour lequel il ne sera pas possible d’appliquer une résolution, mais la situation nécessitera de passer un temps pour diagnostiquer des causes qui ne relèverait pas de son périmètre.
Ce deuxième infogérant ayant des engagements de qualité de service pourrait être impacté et lésé du fait de la difficulté à respecter les délais de rétablissement.
Un travail supplémentaire est nécessaire en interne, pour déterminer à chaque incident, la partie réellement responsable, avec d’éventuel conflit de rejet de la responsabilité de l’un vers l’autre.
Cette situation mettrait en danger la continuité de service et baisserait la qualité des services rendus.
Motifs financiers : L’exécution d’une partie des prestations par un autre prestataire entrainerait le double des frais relatifs aux services de maintien et de support.
Le recours à un prestataire différent implique l’acquisition ou la facturation par ces derniers d’un ensemble d’outils et/ou service qui serait en double de ceux déjà acquis.
Les paliers de fournitures des licences, du fait d’un nombre plus important, permettent également des économies importantes.
Toutes les prestations de maintien en condition opérationnelle et d’entretien des infrastructures feraient l’objet d’une facturation disproportionnée car en effet, dans ce type de prestation, les actions de préparation et le temps pris par un intervenant représente une base plancher et non compressible
Nous nous épargnons également des besoins de connexion à partir de nos différents sites (21 points) vers les infrastructures hébergées d’un prestataire supplémentaire